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minipost Oöphoi/Umbra Records - Gianluigi Gasparetti - par Hallu (le 16-09-2007 à 14:24)
Voici une interview passionnante de Gianluigi Gasparetti, alias Oöphoi, artiste majeur de l'ambient, et qui dirige le label Umbra/Penumbra Records (cliquez sur les images pour les voir en grand format).



1) Commençons avec Umbra Records. Pourquoi as-tu lancé ce label ? Etait-ce parce que tu composais tellement que tu voulais offrir aux gens l’opportunité d’écouter tous tes travaux ?

J’ai lancé Umbra Records car j’avais besoin d’éditer ma propre musique et la musique d’artistes de l’ombre avec plus de liberté et aucun compromis. De plus, je voulais contrôler tous les stades de la production, depuis la création musicale à l’artwork et à la distribution. Chaque disque d’Umbra est une pièce à part entière, qui raconte une histoire par des sons et des images. Dans le passé j’ai eu beaucoup de problèmes à trouver un label pour ma musique, et je pense que c’est la même chose pour bon nombre d’artistes. Désormais Umbra me donne l’opportunité de produire des quantités et des éditions limitées pour un petit groupe de connaisseurs : je peux prendre mon temps, dessiner l’artwork, sélectionner la musique que j’aime. Je veux partager mes visions avec les bonnes personnes. C’est un travail d’amour et de passion. Umbra a aussi sorti pour la première fois les anciens travaux de Klaus Wiese, un grand et sous-estimé artiste qui mérite plus d’attention. Le label, après trois ans de dur travail, est à présent reconnu et respecté.


2) Tes productions ont toujours un superbe artwork. Quels sont tes graphistes, peintres, etc... favoris ? Fais-tu une partie des pochettes toi-même ?

L’artwork est très important pour moi, car c’est en quelque sorte une introduction à la musique, une porte vers un monde différent. D’ordinaire je passe beaucoup de temps à dessiner les pochettes, choisissant la bonne image et la retravaillant pour obtenir la bonne atmosphère, les bonnes couleurs. C’est un processus long, tout comme celui de la création musicale : les couleurs et les formes sont comme les sons et les boucles, elles ont besoin d’être façonnées pour atteindre un niveau d’expression. Alessandra, ma femme, a dessiné toutes les pochettes des premiers disques Umbra, elle a créé le style de pochettes du label. Plus récemment, j’ai débuté mes propres essais avec notre Mac and j’ai découvert de nouveaux moyens d’expression en dessinant les pochettes moi-même. L’artwork devrait toujours être le reflet de l’esprit de la musique. En ce qui concerne mes peintres favoris, hé bien, je dirais Bruegel, Durer, Bosch, Mantegna, Turner, John Martyn et les Preraffaelites, Dali et Mirò, Pollock. Ma peinture préférée est "The Isle Of The Dead" du peintre suisse Arnold Boecklin. Pour les graphistes, je dirais Patrick Woodroffe, Rodney Matthews, Roger Dean.


3) Je vois beaucoup de releases Umbra sur ebay qui partent à des prix bien plus élevés que sur le site du label (du genre 18 eur pour les CDs simples, 25 eur pour les doubles etc...) et malgré cela, j’ai entendu dire que tu avais du mal à les vendre de ton côté. Comment expliques-tu ce phénomène ?

C’est assurément un mystère ! Il est très difficile pour moi de vendre ces disques, et je ne comprends pas pourquoi cela arrive. Le site est toujours en construction après un an et ça n’aide pas mais je ne sais pas pourquoi les gens préfèrent payer plus cher sur Ebay, plutôt que d’acheter les disques directement depuis le site, j’ai bien peur qu’il soit trop peu connu, ou pas assez répandu.


4) Autrefois tu publiais un magazine papier, Deep Listenings. Pourquoi as-tu arrêté ? Penses-tu que dans le futur il n’y aura plus que des webzines et seulement une poignée de fanzines ? Est-ce une bonne chose ou regrettes-tu le passé ?

Deep Listenings a ouvert la voie à une toute nouvelle scène en Italie en 1992, en parlant d’artistes inconnus et obscurs dans le domaine de la musique expérimentale, ambient ou spatiale, avantgardiste ou industrielle, ou même drone, et il a été très dur de trouver un public pour de tels styles. J’ai essayé de briser les barrières, d’ouvrir de nouveaux chemins, de parler un nouveau langage. En quelques années le magazine est devenu un succès et fut très respecté, à la fois en Italie et à l’étranger, grâce à nos compétences et notre dévouement. Durant 4 ans j’ai également organisé le “Deep Listening Gatherings” chez moi dans ma ferme : j’ai invité de nombreux artistes tels que Steve Roach, Klaus Wiese, Robert Rich, Al Gromer Khan, Mathias Grassow and beaucoup d’autres pour des concerts privés exclusifs dans un lieu particulier – “The Kiva”, une vieille grange du XIVè siècle - , créant un nouvel environnement d’écoute. “The Kiva”, avec ses murs de pierre, ses tapis orientaux, ses torches médiévales était parfait pour ce genre de musique.
Les artistes avaient une liberté totale pour le concert du soir, et le public (de 10 à 12 abonnés de Deep Listenings) eut la chance de passer 3 jours avec eux dans un lieu isolé, entouré de Nature et de Silence. Il y avait l’opportunité de discuter musique, art et vie, et de partager avec des gens ayant la même vision cette expérience musicale; pas de TV, radio, portable, voiture ou ordinateur. Tout n’était que pure magie. Après le concert, les gens formaient un cercle pour discuter de leurs expériences, visions et rêves provoqués par les concerts, et les artistes avaient la chance de pouvoir tester directement l’impact de leur musique et les réactions du public. Je peux dire que Deep Listenings a créé une toute nouvelle scène et une nouvelle façon de penser, désormais tout le monde parle de “deep listening music”, et je me rends compte que de nombreux artistes organisent des concerts privés un peu partout.
“The Spirals of Time” a été enregistré de cette façon, en 1997, devant un public sélectionné d’amis somnolants, allongés sur le sol. Ce fut une nuit magique, vraiment, avec tous les bons éléments ici dans la Kiva. C’est le secret de cette musique, qui fut jouée live pendant deux heures sans interruption ou artifice dans une atmosphère de l’au-delà. 12 ans après avoir arrêté Deep Listenings pour des raisons personnelles, j’ai décidé de me consacrer à ma musique et mes autres activités. Mais ce fut une aventure formidable.


5) Ne trouves-tu pas ça paradoxal que tes meilleurs albums qui furent sortis par Umbra se voient releasés à nouveau plusieurs mois ou années plus tard sur vrais CDs par des labels comme Nextera ou Faria Records ?

Non je suis heureux que ce soit le cas, et j’espère que de nombreux autres vieux albums seront releasés par des labels officiels, puisque je ne peux pas me le permettre moi-même. Je suis très reconnaissant envers Nextera, Hypnos ou Faria pour cela, ils sont heureux de pouvoir sortir mes albums et je suis heureux de les voir en vrais CDs. J’attends avec impatience de meilleurs jours, où des albums comme “Archaic Oceans” ou “Signals From The Great Beyond” seront officiellement sortis.


6) Maintenant quelques questions sur Oöphoi et toi-même. Que penses-tu de la réédition de “The Spirals of Time” chez Faria ? Est-il enfin sorti de la façon que tu voulais ?

“The Spirals of Time” était parfait dans sa première édition, car il s’agissait de l’enregistrement complet d’un concert dans la Kiva. Les gens n’en croient toujours pas leur oreilles quand je leur dis qu’il s’agit d’un enregistrement live sans séquenceurs ou ordinateurs (je n’en utilise pas) ou dubs et autres ruses de studio. Tu peux te rendre compte qu’il s’agit d’un live en l’écoutant très attentivement, il y a quelques erreurs de niveau sonore, et quelques bruits de ci de là, mais je dois admettre que j’ai été très chanceux. J’étais tout seul pour m’occuper de tous les instruments, de la table de mixage, des effets, des niveaux, de la distortion et de l’acoustique, mais tout fut pour le mieux pendant deux longues heures. Un vrai miracle. Ce double CD est considéré par beaucoup comme un véritable chef-d’oeuvre de musique ambient, un classique, et il est toujours frais et plein d’émotion après tant d’années. Andrey de Faria m’a demandé l’an dernier de le rééditer, mais il voulait ajouter un troisième disque. J’étais sceptique au début, car je ne voulais pas changer l’atmosphère, mais il voulait rallonger l’oeuvre pour attirer de nouveaux acheteurs. J’ai alors trouvé un ancien enregistrement des mêmes sessions mais sous une forme différente, une sorte de variation sur les thèmes principaux de l’album, une version plus spirituelle, plus lente et spectrale que j’ai joué live dans une autre ferme de ma région en 1999. Je suis heureux que cette musique inconnue et oubliée soit enfin sortie à la lumière du jour, car c’est un ajout parfait au vieux classique. La seule chose que je n’aime pas dans cette réédition est la pochette, l’originale était meilleure, mais Andrey a décidé de la changer. Je trouve que cette nouvelle pochette n’a rien à voir avec la musique.



7) Autre chose en ce qui concerne “Spirals of Time”. Personnellement je le considère comme le meilleur album d’ambient. Dieu était-il en contact avec toi le jour ou tu as joué cette oeuvre longue de plus de deux heures ? Y a-t-il eu une grosse part d’improvisation ou bien tout était planifié ? Comment le public a-t-il réagi ?

Ah, l’histoire du “baiser de Dieu”, je la connais bien ! Durant les 10 dernières années, j’ai reçu beaucoup de réactions à “The Spirals of Time”, des choses comme “Comment es-tu parvenu à enregistrer ce chef-d’oeuvre tout seul ?”, ou bien “Est-ce vrai que tu l’as enregistré en une soirée ?”, “Où as-tu trouvé l’inspiration?” ou “La qualité sonore est incroyable pour un enregistrement live”, et de nombreuses histoires comme quoi j’ai été “touché par la Grâce”.
La vérité est que cette nuit-là j’avais quelques idées et une série de sons, nappes et boucles prêtes pour le concert, c’est tout; j’ai composé ces deux heures de musique avec un simple sampler et deux synthétiseurs, live, devant 10 amis allongés sur les tapis de la Kiva. Ce fut ma première expérience live, et j’ai improvisé au moins 50 % de la musique. Tout s’est bien passé, à l’exception de quelques erreurs : un vrai miracle pour un enregistrement live de deux heures avec tant de sons à manipuler, de samples à lancer et traiter en même temps, le mix de tant d’instruments différents, et l’enregistreur ! La musique était dans ma tête et je suis parvenu à l’extraire comme un flot ininterrompu. Peut-être que Dieu me parlait vraiment comme tu le dis !!! J’ai répété ce concert deux mois plus tard, devant un autre public, et les réactions furent toutes positives, c’est pourquoi j’ai décidé de le sortir. Quand j’ai proposé la musique à Amplexus, ils ont mis quelques semaines à se décider, car il s’agissait d’un double CD de la part d’un inconnu – donc, disons-le, un risque financier. Mais ils l’ont édité, et ont vendu les 500 exemplaires.


8) Quand tu as commencé à jouer de la musique, quelles étaient tes influences principales ? Alio Die fut-il d’une grande aide pour débuter dans cet univers ?

J’ai commencé sans réelle formation ou connaissance technique, je voulais juste un moyen d’exprimer mes univers intérieurs. Bien que mes premiers intruments furent très rudimentaires, j’avais beaucoup d’idées. En ce qui concerne les influences, je dois admettre que je ne n’en avais aucune, je voulais juste créer de la musique pour moi-même, juste pour le plaisir, et sortir des CDs était bien au delà de mes espérances. Je voulais composer quelque chose d’intime et de minimaliste en terme de musique ambient, une musique organique pour des expériences d’écoute en profondeur. La chose la plus difficile fut de trouver ma propre voie, et je suis heureux quand on me dit que ma musique n’a aucun lien avec d’autres artistes. Alio Die, malgré ce que les gens peuvent dire, n’a pas été une influence musicale – nos approches de la composition sont très différentes – il savait juste que je commençais mes premières expériences et il m’a donné l’opportunité de sortir un CD sur son label. À cette époque nous étions en contact car j’avais lancé sa musique en Italie grâce au magazine Deep Listenings, par le biais de reviews et articles. Stefano m’a invité à son studio, et a écouté ma démo : une mois plus tard le CD fut sur le marché, et la saga Oöphoi commença... Malheureusement, “Three Lights At The End Of The World” n’eut pas la publicité et le soutien requis par Hic Sunt Leones, alors qu’aujourd’hui il est considéré comme un petit classique du genre.


9) J’ignore si c’est vrai, mais beaucoup de gens disent que tu détestes les ordinateurs. En tout cas tu n’en utilises pas dans ta musique. Est-ce car tu veux que la musique ait un aspect organique, vivant ? Est-ce la façon dont tu composes, en laissant la musique évoluer par elle-même une fois qu’elle t’a envahi, comme une interaction mutuelle (Troum a utilisé ce concept sur leur album “Autopoiesis”, mais c’est un concept valable pour bon nombre d’artistes ambient) ?

Oui c’est vrai je désteste les ordinateurs ! Plus simplement, je ne peux pas les utiliser pour composer, c’est une méthode “morte”. Comment puis-je composer avec l’aide d’une souris et d’un écran ? Les ordinateurs sont bons pour les scientifiques et les jeux vidéos. Cela peut paraître ridicule, je sais, mais j’ai besoin de sentir les boutons et les commandes dans mes mains, je veux toucher les cordes, le métal de mes bols chantants, le cristal de mes carillons, le bamboo de mes flûtes. Nous sommes des créatures analogiques, donc nous devrions utiliser les outils dans une approche analogique : la création musicale doit découler de nos mains. La musique est quelque chose de magique, et est bien au-delà de quelques clics sur une souris. Les ordinateurs ont changé le monde de la musique et peuvent être très utiles pour l’enregistrement et le stockage des sons, mais je n’en achèterai jamais un pour mon studio.


10) Tu sembles très influencé par bon nombre de cultures et traditions anciennes, et par des contrées perdues et inconnues. Voyages-tu beaucoup ? Es-tu un voyageur solitaire ou au contraire aimes-tu rencontrer les gens et connaître leur façon de vivre ?

Oui, cultures, tradition anciennes, civilisations oubliées, mythes, archéologie, sciences ésotériques, rêves. Mes sources premières d’inspiration viennent de mon énorme collection de livres et des secrets de la Nature. C’est difficile à expliquer, j’ai l’impression que l’inspiration vient de “territoires inconnus”... ne te méprends pas, j’essaie juste de dire que nous nous contentons de “canaliser” des sons déjà existants, des sons créés il y a des millions d’années, des sons qui sont là dehors, dans l’espace, des sons et voix voyageant dans un monde parallèle. Parfois on peut les entendre, et parfois non, mais ces sons sont là, je peux les ressentir clairement. Et à ma grande surprise, parfois ces sons trouvent leur chemin vers la Kiva. La Kiva est pleine d’échos anciens, et d’énergie d’arcanes, jouer à l’intérieur est une expérience unique : elle semble vivante et est ma plus importante source d’inspiration. Je débute d’ordinaire par un sentiment intérieur, ou un rêve, ou même un simple son dont les échos restent dans ma tête pendant des jours, et lorsque je suis dans le studio j’essaie juste d’extraire ces sons des machines.
En ce qui concerne les voyages, oui, je les aime beaucoup, et j’ai beaucoup voyagé dans le passé. Récemment j’ai dû arrêter pour de nombreuses raisons. Généralement, je préfère des endroits isolés remplis d’énergie historique, des lieux “chargés”, alors que j’essaie d’éviter les endroits pour touristes. Je rêve de visiter des pays comme l’Islande, le Groënland, ou l’Himalaya.


11) Tu as composé un grand nombre de morceaux avec des artistes tels que Klaus Wiese, Tau Ceti, et a fondé Nebula avec deux autres artistes. Comment la collaboration fonctionne-t-elle ? L’improvisation en est-elle aussi une grande partie, les artistes jouant pendant des heures, laissant la musique évoluer vers quelque chose d’intéressant ?

En général je n’aime pas collaborer avec d’autres artistes par courrier, on doit partager le même lieu, passer du temps ensemble, respirer le même air, se nourrir des mêmes vibrations; de plus, on doit partager les mêmes sentiments, visions et sources d’inspiration, autrement la musique qui en résulte n’est qu’un exercice esthétique. J’ai également peur qu’en participant à un grand nombre de collaborations cela signifie que l’on est à court d’idées, et que l’on recherche l’énergie vitale de quelqu’un d’autre. Trop d’artistes ambient collaborent dans des projets communs et sont souvent embarrassants; je pense qu’il est inutile d’échanger des cassettes avec un artiste qui vit dans un autre pays, juste parce qu’il compose le même style de musique. Il y a de nombreux CDs horribles sortis qui prouvent cela, CDs remplis de musique morte sans aucun esprit, composés juste pour flatter son égo, et enrichir sa discographie. J’ai toujours évité de telles collaborations. Klaus Wiese et Enrico Cosimi, lorsque c’était possible, ont passé beaucoup de temps avec moi dans la Kiva, où nous tentions de trouver un langage commun, ou de fusionner nos sons. Nous enregistrons beaucoup, et je travaille alors à donner à ces compositions une forme. La collaboration avec Paul Vnuk a débuté il y a quelques années quand il est venu chez moi; je lui ai donné des sons et des strucutres, et il a créé “Distance to Zero” dans son studio. “I Hear The Water Dreaming” fut créé de la même façon : Louisa John Krol est venue ici en Italie pour me rencontrer et m’a demandé la permission d’utiliser une partie de ma musique pour chanter dessus. Les résultats furent magnifiques, à mon avis, elle est parvenue à donner une nouvelle profondeur à ma musique. "Forgotten Rituals" n'est pas une collaboration, puisque j'ai tout fait moi-même, en utilisant des sons que Faryus m'a donnés pour les deux premières minutes de la premières piste.


12) Voici une question posée par 9dragons du forum du label Hypnos : “Je trouve que ce qui améliore l’intérêt des CDs d’Oöphoi est qu’ils semblent être inspirés d’arcanes et de livres fabuleux. Par exemple, les titres des chansons de “Subterranea” font référence à beaucoup de livres intéressants, et au mythe d’Agartha, qui est un univers fascinant en lui-même. Je voudrais juste demander à M. Gasparetti, que conseille-t-il pour améliorer l’expérience d’écoute de la musique d’Oöphoi. Qu’aime-t-il lire, et quels livres recommande-t-il ?"

Comme je l’ai dit précédemment, mes lectures sont derrière chaque morceau de ma discographie, tout particulièrement les livres sur l’achimie, l’archéologie et la mythologie. Ces livres sont une immense source d’inspiration pour moi, car ils sont des portes ouvertes sur de nouveaux territoires inconnus, bien supérieurs à la médiocrité d’aujourd’hui. Ils sont toujours une expérience à la hauteur, et me poussent au-delà des méthodes conventionnelles de pensée. Lire ces livres est comme une bouffée d’air pur.
En ce qui concerne la liste de mes lectures, hé bien ce n’est pas facile, je ne sais par où commencer. Je pense ouvrir une nouvelle section sur mon site entièrement consacrée aux livres que j’aime, avec des suggestions et des listes complètes. C’est juste une idée. Mais si 9dragons a besoin de noms, je dirais Helena Blavatsky, René Guenon, Louis Charpentier, Jacob Bohme, Atthanasis Kircher, Marsilio Ficino, Elemir Zolla, Edouard Shuré, Farid Ad Din Attar.



13) Et une autre question de Seren : “Je suis toujours très intéressé en ce qui concerne les CDs importants composés par les artistes et ce qu’ils en pensent : Comment les ont-ils composés ? Pourquoi sont-ils importants ? Que se passait-il dans leur vie et comment ont-ils changé la direction de leur musique et de leur vie ? Je sais que cela signifie creuser dans leur vie privée plus que les interviews habituelles (et peut-être que pour des raisons personnelles ils préfèreront ne pas répondre) mais j’aimerais beaucoup écouter un CD ou un morceau avec cette profondeur de compréhension et de connaissance”.

Voici une question difficile pour moi, car il y a eu beaucoup d’album très importants dans ma vie. En ce qui concerne les travaux d’autres artistes, je dirais “A rainbow in curved air” de Terry Riley, “Zeit” de Tangerine Dream, “Affenstunde”, “In Den Garden Pharaos” et “Hosianna Mantra” de Popol Vuh, “Irrlicht” et “Cyborg” de Klaus Schulze, tous les albums de Ash Ra Tempel : ils ont tous touché une corde sensible chez moi dans les années 70. Tous, et beaucoup d’autres ont eu un rôle crucial dans mon développement personnel. J’ai commencé à écouter de la musique (et la collectionner) quand j’avais 11 ans, et je continue, et ne m’arrêterai probablement jamais. En ce qui concerne mon album préféré composé par moi-même, je ne peux répondre, je les aime tous; il est plus facile pour moi de dire que des morceaux comme “Lord of The Starfield”, ou “The Dreaming Lilith”, ou “Atlantis Rising” ont une place spéciale dans mon coeur. J’apprends toujours beaucoup quand je les écoute, et je ressens encore la magie de ces moments de création.


14) J’ai déjà lu beaucoup de commentaires positifis en ce qui concerne ton nouveau double live, “Arpe Di Sabbia”. Penses-tu qu’il possède la même intensité et la même variété d’ambiances et d’émotions que “Spirals of Time” ? En quoi ta musique est-elle différente d’il y a 10 ans ?

“Arpe di Sabbia” et “The Spirals of Time” sont très similaires, car ils sont nés grâce à deux événements spéciaux, donc on peut les considérer au même niveau, que ce soit au niveau artistique ou émotionnel. Ils sont tous les deux des double albums live, enregistrés devant un public choisi d’amis et créés pour des occasions spéciales : “The Spirals of Time” pour le concert d’ouverture du “Deep Listenings Gatherings” en 1997, et “Arpe di Sabbia” pour un ami qui essaie maintenant de faire ce que j’ai fait il y a 10 ans : il essaie de créer un espace ouvert pour des artistes indépendants, un lieu où les gens et les artistes peuvent se rencontrer et partager leurs expériences.
Ce lieu étant très similaire à l’endroit où je vis – un lieu isolé au milieu des bois – j’ai composé la musique de “Arpe di Sabbia” comme un hommage à Dame Nature, et pour célébrer le lien intime entre la Nature et la Vie Humaine, entre la Terre et l’Espace. C’est pourquoi la musique alterne des passages sombres et d’autres plus mélodieux : c’est une tentative pour décrire la différence entre le Sacré et l’Ordinaire. “The Spirals of Time” est une réflexion sur la condition humaine et la recherche de Dieu, dont sont imprégnées toutes les manifestations naturelles et donne naissance à toutes les créatures à la fois, depuis la Création. Ce qui est bizarre en ce qui concerne ces deux albums est qu’ils ont tous les deux été produits avec l’aide du même ami, Tommaso Cosco : il y a 10 ans il m’a donné l’argent pour la production de “The Spirals of Time”, et là il m’a invité à jouer “Arpe di Sabbia” dans sa maison sur les collines, et il a (encore!) trouvé l’argent pour produire le double CD ! Mais je dois merci à mon ami Kristian Kotarac également, il a toujours été très généreux avec moi, m’offrant d’éditer ma musique sur son label Nextera.
Je ne peux pas dire que ma musique a changé en 10 ans, je sens que ma musique est interconnecté, provenant de la même spirale. Je ressens la même chose qu’il y a 10 ans : la musique est un don, un état de grâce, et un moyen d’atteindre l’”Inconnu”.


15) Quel genres de musique écoutes-tu généralement ? Es-tu un amateur de la scène dark ambient, avec des artistes classiques comme Lustmord, Raison D’être, Inade, Herbst9, etc... ?

La musique est une part fondamentale de ma vie quotidienne, depuis l’aube jusqu’au soir. Ma collection est immense, j’ai acheté des milliers et des milliers d’albums durant les 35 dernières années : du rock et du jazz des années 60 et 70, de la folk et de la musique ethnique, de la musique expérimentale et avant-gardiste. C’est toujours un immense plaisir de les avoir chez moi, un luxe. En ce qui concerne mes écoutes actuelles, tu serais surpris, puisque j’écoute des choses comme Opeth, Porcupine Tree, Moonsorrow, Tenhi, Vinterriket, et la part classique de rock anglais ( de Jethro Tull, Gentle Giant, Free, Led Zeppelin et Van Der Graaf Generator à Caravan, Soft Machine, Curved Air et Camel). Je n’écoute plus de dark ambient depuis des années : Lustmord était mon artiste favori il y a 10 ans – je pense notamment à “Heresy” et “The Place Where Black Stars Hang”. Raison D’être aussi était très bon, tout particulièrement ses deux premiers albums. Dans le domaine de l’ambient, tout disque de Roach, Rich ou Stearns est le bienvenu, ce sont les maîtres.


16) Désole pour cette question, je suppose que beaucoup te l’ont déjà posée, mais as-tu déjà songé à une collaboration avec Alio Die ? Y a-t-il des artistes (pas forcément ambient) avec lesquels tu rêves de composer ?

Oui, on me l’a souvent demandé... et la réponse est toujours la même : non. Je comprends que les gens attendent une collaboration avec Alio Die – nous sommes italiens, composons le même genre de musique – mais nos visions sont différentes, et tu connais mon sentiment en ce qui concerne les collaborations. De manière générale, je préfère collaborer avec des artistes moins connus, c’est un défi pour moi. Je dirais Seren Ffordd et Netherworld, pour citer quelques musiciens choisis dans le catalogue Umbra. J’ai reçu beaucoup de proposition d’artistes connus pour d’éventuelles collaborations, mais j’ai toujours préféré refuser, j’ai besoin de mon propre espace et j’aime prendre mon temps quand je compose; commencer par des lectures, et de profondes expériences personnelles pour composer, et toute collaboration avec des artistes extérieurs serait donc très difficile à mettre en oeuvre. Comment créer quelque chose par courier ? Tout particulièrement lorsqu’on ne se connaît pas, ne partage pas les mêmes émotions, les mêmes visions ? Beaucoup de ces “collaborations par courrier” sont froides, vides et sans esprit, même si elles sont belles du point de vue technique. De plus, je ne peux pas partager des fichiers informatiques puisque je travaille avec des cassettes analogiques, ce que plus personne ne fait. Je suis isolé. Ceci dit, si j’avais à collaborer, je choisirais Propeller Island (nous pensons souvent à faire un CD commun), un de mes artistes favoris. Je sais qu’un jour nous trouverons comment faire. Un autre artiste que j’adore est Diatonis. J’ai aussi prévu de faire quelque chose avec Mike Griffin, ce sera une collaboration par mail, ce sera l’exception !


17) Où trouves-tu les instruments et les choses naturelles (coquillages, bols, etc..) avec lesquels tu composes ? Proviennent-ils de tes voyages ?

J’ai beaucoup d’instruments étranges dans la Kiva, et j’ai stocké leurs sons dans mes samplers, pour pouvoir les utiliser avec mon équipement électronique, mais j’aime aussi les utiliser de façon plus naturelle, juste pour avoir le son acoustique originel. Les possibilités sont immenses. Certains de ces instruments vont et viennent, et oui, ils proviennent de mes voyages.



18) As-tu déjà songé à des travaux acoustiques, sans synthés, uniquement des percussions, de vrais instruments, et des sons environnementaux ?

Hé bien, ma musique est toujours construite selon un mix entre des sources acoustique et naturelles, et des sons électroniques; j’essaie toujours de trouver un point où ces deux mondes peuvent se rencontrer, atteindre un résultat organique. C’est mon principal désir. À d’autres moments je cherche plutôt des structures électroniques profondes. Depuis le premier album j’ai toujours intégré des instruments acoustiques et des nappes électroniques. Et “Wouivre” est fait à 90% de sources acoustiques; “Subterranea” aussi est hautement acoustique, avec quelques touches électroniques pour créer la bonne atsmophère. J’enregistre en ce moment beaucoup de sons acoustiques pour de nouvelles aventures sonores, mon prochain album devrait être construit autour du son d’une thérémine, sans synthé.


19) As-tu déjà songé (ou déjà fait) un concert dans un endroit très spécial et particulier pour toi, comme un lieu spirituel (peut-être le Tibet, le Vésuve, le Groënland, etc...) ?

J’aime jouer live mais à cause de nombreux problèmes cela arrive rarement. Ce genre de musique est quasiment inconnu ici en Italie, et il n’y a aucun lieu pour cela, aucune demande. Et il y a mon matériel, je ne travaille pas avec un ordinateur portable, je dois donc amener tout mon studio et charger une tonne d’instruments dans ma voiture, mais cela entraîne beaucoup de problèmes, et aucune chance de jouer en dehors de l’Italie. J’ai été invité ailleurs de nombreuses fois mais j’ai toujours dû refuser (le E-Festival en Hollande, un gros festival ambient en Allemagne, dans un club à Prague). La Kiva me donne l’opportunité de jouer live pour un public choisi, c’est un endroit parfait pour une telle musique, très intime, un peu comme un utérus. J’aimerais beaucoup jouer dans un lieu spirituel comme ceux que tu mentionnes. Si j’en avais la chance, il y a un lieu spécial dans lequel j’aimerais jouer, peu importent les conditions. Peut-être y parviendrai-je un jour.


20) Maintenant avec l’ère des ordinateurs et d’internet, beaucoup de gens peuvent créer facilement de la musique. Penses-tu que c’est une bonne chose ou bien que la musique perdra de son authenticité ? Vendre de la musique est-il devenu plus dur avec la téléchargement, ou bien est-ce une bonne chose car maintenant de plus en plus d’étrangers te connaissent ?

Non, non, c’est une bonne chose que les gens utilisent les ordinateurs pour composer, pourquoi pas ? Les ordinateurs et la révolution numérique ont ouvert un immense espace de créativité. L’authenticité provient de l’artiste, de son âme et non pas des machines qu’il choisit d’utiliser. Je ne jouerai jamais live avec un ordinateur, je trouve ça gênant pour les gens qui payent leur place, car tu appuies juste sur un bouton, ou bouges ta souris, et l’ordinateur joue ce que tu as stocké. Mais encore une fois c’est juste mon avis. En ce qui concerne les ventes, le téléchargement a radicalement changé le marché. C’est une nouvelle forme de liberté. Les CDs disparaîtront bientôt peut-être, peut-être pas.
Personnellement, j’ai toujours besoin de les acheter, j’ai besoin de la pochette, des informations, des notes, et j’ai besoin de ressentir les mêmes choses que l’artiste quand il a composé l’album. Je sais que c’est une façon un peu “romantique” de penser les choses... tu sais, je viens des années 60, et je possède des milliers de vinyls. Le web a aidé beaucoup de musiciens à se faire connaître, mais il y a aussi les effets latéraux : le téléchargement sauvage. Nous les artistes indépendants devons y faire face, mais j’ai peur qu’il n’y ait rien à faire.


21) Quelle méthode selon toi est la meilleure pour contrer les effets néfastes du peer to peer ? Dans la musique rock ou métal, les groupes font désormais beaucoup de concerts pour compenser : ils pensent que si les gens n’achètent pas leurs CDs, au moins ils iront aux concerts (car on ne peut pas simplement interdire le téléchargement). Dans la musique électronique comme l’ambient ou la musique industrielle, les gens travaillent sur des artworks et packagings plus élaborés. Penses-tu que ce sont les meilleures idées ?

Je n’ai pas de réponses, mais considère aussi l’énorme différence entre le rock et l’ambient. On pourrait s’occuper des produits – et je l’ai toujours fait avec mes CDs, et désormais avec Umbra et Penumbra – on peut améliorer la qualité des disques et des pochettes, mais en fin de compte c’est l’acheteur qui décide. Je pense que la qualité vient en premier, l’acheteur/collectionneur intelligent peut facilement s’en rendre compte.


22) Connais-tu des artistes ambient français, comme Othila, Lambwool, Asmorod, etc... ? Et que penses-tu que les webzines devraient faire pour aider la communauté ambient ? Penses-tu que les netlabels sont intéressants ?

Non, désolé, ces noms sont nouveaux pour moi. En ce qui concerne votre webzine, et les webzines en général, ils peuvent faire du très bon travail, en aidant les artistes avec des chroniques et des articles en profondeur, aidant à propager la bonne parole, ou créant des liens avec le public. Cette musique est toujours largement inconnue, parfois inatteignable. L’importance du net est cruciale.
Merci pour les questions Nicolas, j’espère que les réponses te satisferont.
Gigi







1)Let's start with Umbra Records. Why did you start it ? Was it because you were creating so much music you wanted to offer people the opportunity to listen to all of your works ?


I started Umbra Records because I needed to release my own music and the music of some obscure artists with more freedom and no compromises. Also, I wanted to control all the production stages,
from the creation of the music to the design of the covers to the
distribution. Every Umbra disc is a piece on its own, a piece which tells a story in sounds and images. In the past I have had a lot of
troubles finding a label for my music, and I think it is the same for the
majority of the ambient artists. Now Umbra gives me the chance to release small quantities and limited editions for a selected group of
connoisseurs: I can take my time, I can design the artwork, I can select the music I love. I want to share my visions with the right people. It's a work of love and passion. Umbra has also released for the first time the archive material of Klaus Wiese, an immense and underrated artist who deserves more attention. The label, after 3 years of hard work, is now well known and respected.


2) Your releases always have a great artwork. What are your favorite graphists, painters, etc... ? Do you do some designing yourself?

The artwork is very important for me, because is a kind of an introduction to the music, a door towards a different world. I usually spend a lot of time designing the covers, choosing the right image and working on it to get the right atmosphere, the right colors. It is a long process, like the one I'm involved in when I create the music: colors and shapes are like sounds and loops, they need to be processed to reach a level of expression. Alessandra, my wife, has designed all the covers of the first Umbra discs, she has created the Umbra style from scratch. More recently I have started my own experiments with our Mac and I have found new ways of expression designing the covers myself. The artwork should always reflect the spirit of the music. Regarding my favorite painters, well, I would say Bruegel, Durer, Bosch, Mantegna, Turner, John Martyn and the Preraffaelites, Dalì and Mirò, Pollock. The most impressive painting for me is "The Isle of the Dead", by swiss painter Arnold Boecklin. As for the graphic artists, I’d say Patrick Woodroffe, Rodney Matthews, Roger Dean.

3) I see a lot of Umbra releases on Ebay that goes away on a lot higher price (18,00 for single CDs, 25,00 for double CDs etc...), and in spite of that, I heard that you have trouble selling them from your own. How do you explain this phenomenon ?

That's a mystery for sure! Is very hard for me to sell the discs and I
really don't know why this happens. The website is still in construction
after one year and this does not help me but still I don't know why the
people prefer to pay high prices on Ebay, instead of buying the discs directly from the website, I'm afraid that the site is not known, or well visible.


4) You used to publish a paper magazine, Deep Listenings. Why did you stop ? Do you think there will be only webzines and a few little fanzines now ? Is that a good thing or do you miss those old times ?

Deep Listenings opened a whole new scene in Italy in 1992, talking about obscure and unknown artists in the field of experimental music, from ambient to space, from the avantgarde scene to the industrial and drone music, and for this reason it's been very hard to find an audience. I've tried to break the barriers, to open new paths, to speak another language. In a few years it has become a successful and well respected magazine, both in Italy and abroad, because of our competence and dedication. For 4 years I have also organized the Deep Listening Gatherings in my farmhouse: I have invited artists such Steve Roach, Klaus Wiese, Robert Rich, Al Gromer Khan, Mathias Grassow and many many others to perform private exclusive
concerts in a dedicated place – The Kiva, an old XIV century barn - , creating a whole new listening environment. The Kiva, with its stone walls, the oriental carpets and the medieval torches was perfect for this kind of music.
The artist had total freedom for the evening concert, and the people (from 10 to 12 Deep Listenings subscribers) had the chance to spend with him 3 days in an isolated place, surrounded by Nature and Silence. There was the chance to talk about music, art and life, and to share with kindred spirits this listening experience; no TV, radio, mobile phones, cars or computers. It was pure magic. After the concert, the people formed a circle to talk about their experiences, visions and dreams during the concerts, while the artist had the opportunity to directly test the power of his music and the feedback from the people. I can say that Deep Listenings has created a whole new scene and a new way of thinking, now everybody talks about “deep listening music”, and I see that some artists are organizing private concerts everywhere.
“The Spirals of Time” has been recorded in this way, in 1997, in front of a selected audience of sleeping friends who were lying on the floor. It's been a magical night, really, with all the right elements there in The Kiva. This is the secret of that music, which was played live for two hours with no interruptions and no schemes in an otherworldly atmosphere. After 12 years I stopped Deep Listenings for personal reasons, I wanted to focus on my music and my other activities. But it's been a wonderful adventure.

5) Don't you think it's a bit paradoxical that your best albums that were once released on Umbra get released months or years later on real CDs by labels such as Nextera or Faria Records ?

No, I'm happy that this happens, and I hope that many other old
albums will be released by official labels, as I cannot afford this. I'm
totally grateful to Nextera or Hypnos or Faria for this, they are happy to release my albums I'm happy to see them on real Cds. I look forward to better days, when albums like “Archaic Oceans” or “Signals From The Great Beyond” will be officially released.


6) Now some questions about Oophoi and yourself. What do you think of the new "The Spirals of Time" release on Faria ? Is this finally the way you wanted to be ?

“The Spirals of Time” was perfect in its first edition, because it was the complete recording of a complete concert inside The Kiva. People still don't believe his ears when I say that it's been a live recording without the aid of sequencers or computers (I don't use them) or dubbings and studio tricks. You can tell it's a live recording if you listen to it carefully, there are some level mistakes and some noises here and there, but I must admit that I've been very lucky. I was alone checking all the instruments, the mixing board, the effects, the levels, the distortions and the acoustics, but all went well for two long hours. A true miracle. This double Cd is considered by many as an absolute masterpiece in ambient music, a classic, and it is still fresh and full of emotions after so many years. Andrey at Faria asked me last year to re-release it, but he wanted to add a third disc. I was skeptical at first, because I didn't want to change the atmosphere, but he wanted to expand the disc to gain new buyers. Then I found an old recording of the same material but with a different shape, a kind of a variation on the main themes of the album, a slower, more spirited and haunted version I played live in another farmhouse in my county, in 1999. I'm happy that this unknown and forgotten music has found its way to the light, because it is a perfect addition to the old classic album. The only thing I don't like of this Faria version is the cover, the original one was better, but Andrey has decided to change it. I think that the new cover has nothing to do with the music.



7) Another thing about "The Spirals of Time". I consider it as the best ambient album ever. Was God speaking to you the day you played those 2*80min of music ? Was there a lot of improvisation or was everything planned ? How did the audience respond ?

Oh, the “Kiss of God” story, I know that well! In these 10 years I have
received a lot of feedback about “The Spirals of Time”, things like “How did you manage to record this masterpiece all alone?”, or “Is it true that you recorded it that evening?”, “Where did you get the inspiration?” or “The sound quality is fantastic for a live recording”, and more stories about “the touch of Grace”.
The truth is that that night I had a few ideas and a bunch of sounds,
waves and loops ready for the concert, just that; I created those 2 hours of music with a basic sampler machine and two synthesizers, live, in front of 10 friends who were laying on the carpets of The Kiva. That’s been my first live performance and I have improvised at least the 50% of the music. Everything went well, with the exception of a couple of mistakes: a real miracle for a 2 hours live recording with so many sounds to manipulate, samples to start and treat in real time, the mixer levels for the different instruments and for the recording machine! The music was in my head and I managed to “extract” it in a uninterrupted flow. Maybe God was really there speaking to me as you said!!! I have repeated the concert two months later, in front of some other people, and the reactions were all good, that's why I've decided to release it. When I offered the music to Amplexus they took a few weeks to decide, because it was a double Cd from an unknown artist – let's say, a risk. But they released it, and they sold all the 500 copies.

8) When you started playing music, what were your major influences ? Was Alio Die a big help to get you started into this world ?

I have started with no specific education or technical knowledge, I just
wanted to express my inner worlds. Even though my first instruments were really basic I had a lot of ideas. As for the influences, I must admit that I had no influences, I wanted to create music for myself, just for the sake of it, and releasing Cds was something well beyond my expectations. I wanted to compose an intimate and minimal ambient music, an organic music for deep listening experiences. The most difficult thing has been finding my own voice, and I'm happy when people tell me that my music has no connections with that of other artists. Alio Die, despite what people can say, has not been an influence for my music – our approach to composition is very different – he just knew that I had started my own experiments and he offered me the chance to release a Cd on his label. At that time we were in close contact because I launched his music in Italy through Deep Listenings magazine, with reviews and articles. Stefano invited me in his studio and he listened to the demo: one month later the Cd was on the market, and that started the Oophoi saga... Unfortunately, “Three Lights at the End of the World” did not receive the right exposure and support from Hic Sunt Leones, while today is considered a little classic in this genre.

9) I don't know if it's true, but a lot of people say you hate computers. Well you don't use them in your music. Is that because you always want the music to be organic, alive ? Is this the way you create music, by letting it evolve from itself once it has invaded you, as it was a mutual interaction (Troum used that concept on the "Autopiesis" album, but I think it's true for a lot of ambient artists) ?

Oh, it's true, I hate computers! Simply said, I cannot use them to create music, it’s a “dead” method. How can I compose with the
aid of a mouse and a monitor? Computers are good for scientists and videogames. This can sound ridicolous, I know, but I need to feel the knobs and the sliders under my hands, I want to touch the strings, the metals of my singing bowls, the crystals of my chimes, the bamboo of the flutes. We are analog creatures, so we should use things with an analog approach: the creation of music must flow under the hands. Music is something magic, and is well beyond a few clicks of a mouse. Computers have changed the world of music and can be very useful for recording and storing the sounds, but I'll never buy one for my studio.

10) You seem to be influenced by a lot of different old cultures and traditions, and by lost and unknown landscapes as well. Do you travel a lot? Are you a lonely traveller or on the contrary you wanna meet the people and learn how they live ?

Yes, old cultures, old traditions, forgotten civilizations, myths,
archeology, esoteric sciences, dreams. The main sources of inspiration are my huge collection of books and the secrets of Nature. It's hard to explain, I feel like the inspiration comes from “unknown territories”... don't get me wrong, I'm just trying to say that we only “channel” existing sounds, sounds created million of years ago, sounds that are out there, in the ether, traveling sounds and voices of a parallel world. Sometimes you can hear them, and sometimes not, but those sounds are out there, I can feel them clearly. And to my surprise, sometimes these sounds find their way to The Kiva. The Kiva is full of old echoes and arcane energies, playing music inside it is a unique experience: it seems alive and is my most important source of inspiration. I usually start from an inner feeling, or a dream, or even a single sound which echoes in my head for days, and when I'm in the studio I just try to extract this sound from the machines.
As for the travels, yes, I like them, and I have traveled a lot in the past. Recently I had to stop traveling for many reasons. Generally speaking, I prefer isolated places full of historic energies, “charged” places, while I avoid the places for tourists. I dream about visiting places like Iceland, or Greenland, or the Himalayans.



11) You did a lot of tracks with artists like Klaus Wiese, Tau Ceti, and founded Nebula with two other artists. How does the collaboration work ? Is improvisation also a big part of it, the artists playing soundscapes for hours, letting the music evolve until you find something interesting ?

Generally speaking, I don't like to collaborate with other artists through the mail, you should share the same place, you should spend some time together, sharing the same place, breathing the same “air”, feeding yourself with the same vibrations; also, you should have common feelings, visions and inspiration sources, otherwise the resulting music can be just an aesthetic exercise. I’m also afraid that if you start a lot of collaborations it means that you are out of ideas, and that you are looking for someone else’s vital energies. Too many artists in the ambient field collaborate on common projects that are very often really embarassing; I think it is meaningless to exchange tapes with an artist who lives in another country, just because he is involved in the same genre. There are awful cds out there that prove this, cds full of dead music with no spirit, created just to inflate the ego and to enlarge the discography. I've always avoided to do such collaborations. Both Klaus Wiese and Enrico Cosimi, when possible, spend a lot of time with me inside The Kiva, where we usually try to find a common language, or to merge our sounds. We record a lot of material, then I work on it to give it a shape. The collaboration with Paul Vnuk started a few years ago when he came visiting me; I gave him some sounds and structures, then he has created “Distance to Zero” in his studio. It happened the same with the other collaboration, “I Hear the Water Dreaming”: Louisa John Krol came here in Italy to meet me and she asked me the permission to use some of my music to sing over it. The results are wonderful, in my opinion, she managed to give new depths to my music. About "Forgotten Rituals", it's not a collaboration, as I did it all alone, using some sounds Faryus gave me for the first 2 minutes of the first track.


12) Here is a question asked by 9dragons from the Hypnos forum : "I find that one thing that increases the enjoyment of Oophoi cds is that they seem to have arcane and fascinating books behind them. For example, the track titles in Subterranea reference a number of interesting books, and the myth of Agartha, which is a whole interesting backdrop in itself. I would just ask Mr. Gasparetti, what is a good reading list to check out for enhancing the listening experience of Oophoi music. What does he like to read, and what books does he recommend?"

As I told you above, my readings are behind every track of my discography, especially arcane books about alchemy, archeology and mythology. These books are an immense source of inspiration for me, because they are open doors over new, unknown territories, well beyond today’s mediocrity. They are always a challenging experience, and they push me beyond the conventional way of thinking. Reading these books is like breathing fresh air.
As for the reading list, well, it's not easy, I don't know where to start.
I'm planning to open a special space on my website entirely dedicated to the books I love, with some suggestions and a complete list. It's just an idea. But if 9 Dragons needs some names now, I'd say Helena Blavatsky, Renè Guenon, Louis Charpentier, Jacob Bohme, Atthanasius Kircher, Marsilio Ficino, Elemir Zolla, Edouard Schurè. Farid Ad Din Attar.

13) And another from Seren : "I'm always interested in what an artist considers an important CD of their own music for themselves - How did they do it? why is it important? what was going on at the time and how did it change the direction of their music and life? I know it means going into more of their lives than interviews usually touch (and perhaps for their own privacy they might choose not to answer) but I'd love to listen to a CD or piece of misuc with that depth of knowledge and understanding."

Here comes a difficult question for me, because there are a lot of
important albums in my life. Speaking about other artists’ works, I’d say “A rainbow in curved air” by Terry Riley, “Zeit” by Tangerine Dream, “Affenstunde”, “In Den Garten Pharaos” and “Hosianna Mantra” by Popol Vuh, “Irrlicht” and “Cyborg” by Klaus Schulze, all the Ash Ra Tempel albums: they all struck a deep chord inside me back in early 70’s. All them, and many many others, have had a crucial role in my personal development. I started listening to music (and collecting it) when I was 11 and I'm still searching, and I'll probably do that for all my life. As for my favorite “own” album, I cannot answer, I love them all; it is easier for me to tell that tracks like “Lord of the Starfields”, or “The Dreaming Lilith”, or “Atlantis Rising”, have a special place in my heart. I still learn a lot when I listen to them, and I can still feel the magic of those creative moments.

14) I've already read really good comments about your new double live CD, "Arpe Di Sabbia". Do you think it's got the same intensity and variety of moods and emotions than "Spirals of Time" ? How is your music different now than 10 years ago ?

“Arpe di Sabbia” and “The Spirals of Time” are very similar, because they were born out of two special events, so we can consider these two albums at the same level, both on an artistic and emotional level. They are both double live albums, recorded in front of a selected audience of friends and created for special events: “The Spirals of Time” was the opening concert of the Deep Listenings Gatherings series, back in 1997, while “Arpe di Sabbia” has been created for a friend who is trying to do in these days what I did 10 years ago: he is trying to create an open space for indipendent artists, a place
in which people and artists can meet and share their experiences. Being this place very similar to that where I live – an isolated place immersed in the woods – I've composed the music of “Arpe di Sabbia” as a kind of hommage to Mother Nature, and to celebrate the intimate link between Nature and Human Life, between Earth and the Outer Space. This is why the music alternates dark passages and more melodic stages: it is an attempt to describe the difference between the Sacred and the Ordinary. “The Spirals of Time” is a meditation about the human condition and the search for God, who permeates all the natural manifestations and gives voice to all the creatures at the same time, since the Creation. The curious thing behind these two albums is that both have been produced with the aid of the same friend, Tommaso Cosco: 10 years ago he gave me the money for the production of “The Spirals of Time”, and now he invited me to play “Arpe di Sabbia” in his house on the hills, then he found (again!) the money to produce the double Cd! But I must say thanks to my friend Kristian Kotarac too, he is always been very generous with me, offering to release my music on his label Nextera.
I cannot say if my music has changed in these 10 years, I feel that all my music is interconnected, coming from the same spring. I still feel about it like 10 years ago: music is a gift, a state of grace, and a way to touch the “Unknown”.



15) What kind of music do you usually listen to ? Are you a big fan of the dark ambient scene, with classic artists like Lustmord, Raison D'Etre, Inade, Herbst9 etc... ?

Music is a fundamental part of my everyday life, from dawn to night. My collection is huge, I have bought thousand and thousand of albums during the last 35 years: rock and jazz of 60's and 70's, folk and ethnic music, experimental and avantgarde music. It is still a big pleasure to have them all in my shelves, a luxury. As for my current listenings, you'll be surprised, as I'm into things like Opeth, Porcupine Tree, Moonsorrow, Tenhi, Vinterriket, plus the usual load of british rock (from Jethro Tull, Gentle Giant, Free, Led Zeppelin and Van der Graaf Generator, to Caravan, Soft Machine, Curved Air and Camel). I'm not into dark ambient since a lot of years: Lustmord has been a favorite here 10 years ago – I think about “Heresy” and “The place where black stars hang”. Raison d'Etre too was good, especially his first two albums. In the ambient field, every Roach or Rich or Stearns cd is welcome, they are the masters.

16) Sorry about that question, I guess a lot of people already asked you, but have you ever considered doing a collaboration with Alio Die ? Are there artists (not necessarily ambient ones) you would dream to create music with?

Yes, a lot... and the answer is always the same: no. I can understand that people is looking for a collaboration with Alio Die - we are italians, doing the same kind of music – but our visions are different, and you know my feelings about collaborations. Generally speaking, I prefer to collaborate with less known artists, it is a challenge for me. I'd say Seren Ffordd and Netherworld, to name a couple of musicians that I chose for Umbra label. I've received some proposals from famous colleagues for possible collaborations, but I've always prefered to say no, I need my own space and I like to take my time when I compose music; starting from readings and deeply personal experiences to create an album, any collaboration with external artists would be very hard to realize. How could you create something by mail? Especially if you don't know each other, if you don't share the same emotions, the same visions? Some of these “mail collaboration Cds” are cold, empty and spiritless, even if they are beautiful under the technical side. Also, I cannot share computer files because I still work with analog tapes, and nobody works with analog tapes anymore. I’m isolated. That said, if I had to collaborate, I'd chose Propeller Island (we often think about a common Cd), one of my favorite artists of all time. I know we'll find the way some day. Another artist I love is Diatonis. I’m also planning to do something with Mike Griffin, this will be a mail collaboration, and it will be an exception !

17) Where do you find the instruments and natural stuff (shells, bowls, etc...) you play with ? Do they come from trips ?

I have some strange instruments in The Kiva, and I have stored their
sounds into my sample machines, so that I can process their voices with my electronic equipment; but I also like to use them in a more natural way, just to get their original, acoustic voice. The possibilities are huge. Some of these instruments come and go, and yes, they come from my trips.

18) Have you ever thought of doing acoustic works, without synths, only percussions, real instruments and environmental samples ?

Well, my music is always built around the mixing of natural, acoustic
sources, and electronic sounds; I always try to find a point in which
these worlds can meet, to reach an organic result. This is my main desire. Some other times I look for deep electronic structures. Since the first album I have always integrated acoustic instruments and electronic waves. And please note that “Wouivre” is 90% made of acoustic parts; “Subterranea” too is highly acoustic, with a few electronic touches to create the right atmosphere. I'm currently recording a lot of acoustic sounds for new sonic adventures, my next album should be built around the voice of a Theremin, no synths.

19) Have you ever thought about doing (or already done) a concert in a very special and meaningful place for you, like a very spiritual place (maybe Tibet, Vesuvius, Greenland, etc...) ?

I like to play live but due to some problems this happens very rarely. This genre is almost unknown here in Italy, and there are no spaces for it, no request. Then there is the gear, I don't work with a laptop, so I should disconnect all my studio and load lot of heavy instruments on a car, but this means a lot of troubles, and no way to play out of Italy. I've been invited many times but I had to say no (the E-Festival in Holland, a big ambient gathering in Germany, in a club in Prague). The Kiva gives me the chance to perform live for a selected audience, it is a perfect place for such music, very intimate, just like a womb. I'd love to play in a spiritual place like those you mention. If I had the chance, there is a special place in which I'd play, in every condition. Maybe I'll be able to play there one day...



20) Now with the computers/internet era, a lot of people can create music easily. Do you think it's a good thing or will music loose his authenticity? Is selling music really harder now with downloading, or is it benefic because now more foreign people also know you ?

No, no, it's a good thing if people use laptops to make music, why not? Laptops and the digital revolution did open a huge space for creativity. Authenticity comes from the artist, from their soul and not from the machines they choose to use. I'd never play live with just a laptop, I find it embarrassing for the people who pay a ticket, because you just click a button, or move your mouse, and the computer plays back what you have stored inside it. But this is, again, just my opinion. As for sales, downloading music is radically changing the market. It's a new form of freedom. Maybe the Cds will soon die, maybe not. Personally speaking, I still need to buy them, I need the cover, the informations, the liner notes, and I need to feel what the artist felt when he created the album. I know that this is a “romantic” way of thinking... you know, I come from the 60's, and I owned thousands of Lps. The web has helped unknown musicians in getting more exposure, but there are also the “side effects”: the wild downloading. We indipendent artists must face it, but I'm afraid there is nothing to do.

21) What do you think would be the best way to prevent the harmful effects of peer to peer ? In rock or metal music, pbands now do a lot of concerts to prevent that : they think that if people don't buy their CDs, at least they'll go to the concerts (because we can't just forbid downloading). In electronic music such as ambient and industrial, people are working to do better and better artworks/packagings. Do you think those are the best ideas?

I have no answers, but please consider the huge difference between rock music and ambient music. We could take care about the products – and I've always done that with my Cds, and now with Umbra and Penumbra – we can improve the quality of discs and covers , but in the end is the buyer that decide. I think that quality comes first, and the intelligent buyer/collector can recognize it easily.

22) Do you know some french ambient artists, such as Othila, Lambwool, Asmorod etc.., and what do you think webzines such as our should do to help the community ? Do you believe such things are netlabels are interesting ?

No, sorry, these are totally new names for me. As for your webzine, and webzines in general, they can do a great work, helping the artists with in-depths reviews and articles, or interviews, helping spreading the word, or creating connections with the people out there. This music is still largely unknown, sometimes unreachable. The importance of the net can be crucial.


Thanks for the questions Nicolas, I hope the answers will be enough for you.
All the best
Gigi
trait

verbe
12:25 julian : avec le prochain, ce sera un wordpress, j'ai plus le temps pour ça
12:25 julian : et avec celui là je voulais me faire plaisir à coder tout mon CMS moi même
12:15 julian : On est d'accord :) J'aime aussi beaucoup ce style oldschool, mais on doit être les seuls, il faudra que ça évolue
01:54 MuseTerria : parcontre niveau référencement c'est ptet pas le top...
01:53 MuseTerria : j'aime bien le style old school du site moi :)
13:02 julian : Je réfléchie toujours à une refonte complète du site, sous forme de wordpress cette fois-ci, mais il me faudrait des chroniqueurs, c'est toujours ça le problème ;)
13:01 julian : Punaise, je ne m'attendais pas à une réponse :p
20:24 MuseTerria : A quand une nouvelle chro ? xD
20:24 MuseTerria : still alive but un peu zombie :)
14:51 julian : test 5 ans après .. toujours vivant ? :)
18:54 julian : La shoutbox fonctionne toujours ;)
18:52 julian : test
18:32 Lord Séba : bonjour à toutes et à tous... Et hop on pousse les portes du Brokendoll !
16:19 julian : Bienvenue à Julius Evola dans l'équipe ! En espérant que d'autres nous rejoindront
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